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 Promenons-nous dans les bois !

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Riley S. Livingstone

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Messages : 61
Date d'inscription : 13/05/2018

MessageSujet: Promenons-nous dans les bois !   Mar 15 Mai - 10:11

Cela faisait très peu de temps que Aaron et moi nous étions remis ensembles. Et je changeais tous les jours, j’en avais pleinement conscience mais je ne montrais rien. Pour la première fois de ma vie je lui cachais quelque chose et ça me faisait mal. Alors, comme à chaque fois que j’avais mal, j’avais décidé de rejoindre l’étalon de ma vie : Wild Fire. Dolce avait failli m’accompagner, mais quand elle avait vu le temps dehors elle n’avait pas fait la fière et était retournée à son panier. Qu’importe. J’avais besoin de voir mon pie, et je savais qu’il avait besoin de me voir lui aussi. Notre relation aurait pu sembler des plus étranges, et vous découvrirez vite pourquoi, mais s’il ya bien une chose qui me permet de garder les pieds sur terre et ne pas perdre quand tout va mal, c’était cette même relation.

Arrivée à son pré, je pu le voir en train de humer l’air, comme s’il était inquiet. Je passai la barrière, et il mit un instant à me remarquer. J’avais l’habitude de ses absences et parfois, je m’inquiétais qu’il ne perde vraiment la tête. Mais à chaque fois il me revenait. Tout comme je lui revenais toujours. Alors, je me contentais de lui sourire, et il chargea, à vive allure, comme il avait l’habitude de le faire avec les étrangers. J’avais confiance en lui cependant, et il me montra qu’il avait raison quand il se stoppa tout net juste devant moi, les naseaux fumants. Alors, je levai doucement ma main droite vers sa joue, et je murmurais : « Désolée pour le retard mon grand. » Son attitude se voulait distante, mais après quatre années complètes passées ensembles je le connaissais suffisamment pour pouvoir affirmer que ce n’était qu’une façade. « Et si on allait se promener ? »

Je commençais par lui donner un coup de brosse rapide. Il détestait ça. Bien souvent il arrivait que juste après son pansage il aille se rouler n’importe où, comme s’il avait soudainement peur de ne plus être aussi effrayant. Heureusement j’avais prévu le coup et la fine cordelette passée autour de son encolure me suffisait à le maintenir en place. Il essaya de résister lorsque je lui demandais ses sabots afin de pouvoir les lui curer, mais encore une fois je le connaissais suffisamment à présent pour affirmer que ça lui passerait en un rien de temps, lorsqu’il aurait compris que oui, nous allions vraiment nous balader tous les deux. « Tu sais, n’importe quel cheval à ta place se serait déjà habitué à être aimé. » Je lui dis tendrement, en caressant son encolure. « Mais tu n’es évidemment pas n’importe qui. »

Je l’avais ensuite sorti de son pré, et je n’avais pas perdu de temps avant de l’immobiliser pour pouvoir grimper sur son dos. D’une pression des mollets je le mis ensuite en route au pas, puis je pris la parole, pour le maintenir dans le monde réel. Une petite astuce que j’avais acquis avec le temps : « Tu sais, tu as réussi avec tout le monde mais… Je n’ai jamais eu vraiment peur de toi quand on y repense. Bien entendu, tu te souviens peut être qu’au début j’étais forcée de t’harnacher, mais aujourd’hui, regardes où on en est… » Je souris, face à l’étendue de nos projets, puis d’une pression de mollet droit je le fis se décaler pour prendre à gauche. Habitué à présent à ce genre de demande, il était assez fascinant de voir qu’il s’y pliait sans trop faire le difficile. C’était de loin le meilleur cheval que j’ai jamais eu, de par son mérite. « On ira dans les champs si tu es sage ! » Je lui proposais ensuite, sachant qu’il adorait se donner à un galop à fond, sans rien pour l’arrêter ni le ralentir. Secrètement, j’adorais ça moi aussi ! Mais qui n’est pas fan de cette sensation une fois entré dans le monde du cheval, je vous le demande !

Nous entrions dans les bois, brumeux à cause de la pluie de ce matin, et je le laissais marcher tranquillement. Clairement l’objectif de ce matin était juste de le divertir, non pas de lui faire travailler quoi que ce soit, mais simplement de lui montrer que j’étais là pour le rendre heureux, et que même si je m’absentais parfois quelques jours, je ne l’oubliais jamais et je lui revenais toujours. Alors, je le laissais tendre son encolure et marcher à son rythme, sans aucune exigence, juste lui permettre d’être paisible, ce qu’il n’aurait jamais réussi il fut quelques années de ça à présent …

Volant beaucoup plus bas que la normale, un corbeau croissa tout près de nous, et je sentis Wild sursauter avant de partir d’un seul coup au galop. Par le miracle de la vie, j’étais habituée à ses changements d’allures dignes des plus grands champions de Western (ce qu’il serait un jour, n’en doutez pas !), ce qui ne veut pas dire que je ne fus pas déséquilibrée pendant les premières secondes de son départ. C’est toujours dans ce genre d’instant que ça se passe au ralenti et qu’on se demande comment on arrive à rester dessus. Mais aujourd’hui je n’avais pas le temps d’y penser. Wild faisait n’importe quoi, en proie à la panique, et même s’il n’était pas d’un naturel nerveux en extérieur je savais qu’il n’y pouvait absolument rien. Finalement, le seul moyen de le ramener à moi était de lui crier dessus, une bonne fois pour toute : « WILD ! CALMES TOI MAINTENANT ! » Je me servis de la cordelette et de mon assiette pour d’abord le ralentir, et même si ce fut difficile, il finit par s’exécuter, alors que nous arrivions dans une clairière un peu plus éclairée. « Calmes toi. Tout va bien… » Je lui murmurais, ne faisant qu’une avec lui. Il souffla, et je pouvais sentir son cœur massif battre fortement dans sa poitrine. « Personne ne  te feras de mal. Je suis là… » Car oui, j’avais découvert avec mes recherches passées que son sale caractère avait failli l’envoyer plus d’une fois à la boucherie. Mais c’était quelque chose qui ne se passerait plus jamais. Pas tant que je serai là.

Je mis pied à terre une fois l’arrêt obtenu, et ne perdis pas une seule seconde à le prendre dans mes bras. Il était tellement tendu …  « Respires Wild… » Je le priais, détestant ne pas être capable de le rassurer suffisamment pour qu’il puisse redevenir tranquille. Finalement, il souffla longuement, et s’affaissa tout contre moi, avant de se …. Coucher par terre ?! Non mais ?! « Qu’est-ce que tu me fais grosse patate ? » Je reculais un instant pour le regarder faire, et je fis bien car c’est à cet instant qu’il décida de se rouler par terre, en profitant pour se gratter le dos contre les feuilles mortes. « On t’a déjà dit que t’étais pas net ? » Je lui demandais, les mains posées sur mes hanches, faussement choquée. « Bon, bah tu m’appelleras quand tu auras fini ta sieste … » Je lui dis, faisant mine de m’éloigner. Il hennit (si si, même lui en est capable !) et se releva vivement, avant de trotter jusque moi. Là aussi, il eut droit à une nouvelle étreinte, juste pour le plaisir d’être rassurée. « Bon, il me semble que nous avions parlé d’une galopade dans le champ … Mais à présent que tu es dans cet état, il est parfaitement hors de question que je grimpe sur ton dos. »

Je venais repérer le chemin menant vers ledit champ, et Wild l’avait remarqué lui aussi puisqu’il en profita pour piaffer d’impatience, ce qui me fit rire. Je suis presque sûre que s’il avait pu me tirer la langue à cet instant il l’aurait fait ! Alors, pour le satisfaire, je lui retirais cette cordelette qu’il avait encore autour du cou, et je pris la poudre d’escampette devant lui, avant qu’il ne comprenne ce qui se passait. Alors, il se mit à galoper aussi fort que ses quatre jambes le  lui permettaient, et il me dépassa bien vite ! « Tricheur ! » Je lui dis, sans pour autant ralentir, et habitué à nos séances d’exercice il fit une volte sur place, comme s’il souhaitait finalement m’attendre. Il parviendra toujours à me surprendre ma parole… « T’es le meilleur, tu le sais ça ? » Je lui dis, alors que nous arrivions à l’académie, où il y avait à présent beaucoup plus de monde que tout à l’heure.

D’ailleurs, une de mes jeunes élèves décida de venir me saluer, et elle enroula ses bras autour de ma taille, alors que Wild hennissait méchamment derrière. Je fis reculer la petite, et le fusillais du regard. « Qu’est-ce qu’on a dit ? On ne touche pas aux enfants Wild. » Je grognais presque, protégeant ma jeune élève, avant de lui dire de retourner à son poney. Wild, vexé, avançait maintenant les oreilles en arrière, claquant des dents devant quiconque faisait mine de l’approcher. « T’as vraiment un caractère de merde, tu le sais ça ? Tu sais à qui ça me fait penser, non ? » Une fois au pré, je lui retirais sa cordelette et profitais d’un check up pour faire ses sabots. Rien ne servait que je le brosse, il serait de nouveau sale d’ici cinq minutes ! D’ailleurs il ne m’avait pas attendu pour se rouler dans la boue, pour changer. Je secouais la tête, amusé, et fit rouler une pomme à ses pieds : « Essayes de ne tuer personne en mon absence grosse patate ! »

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Valentin Thomson

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Messages : 440
Date d'inscription : 03/05/2018

MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois !   Mar 15 Mai - 11:41

Un résumé très attendrissant qui montre toute la tendresse de Riley envers Wild Fire. Très doux et agréable à lire, j'aime vraiment ce couple et j'ai hâte de voir ce couple évoluer.

+ 1 PP

+ 2 en Moral

+ 7 en Extérieur
+ 7 en Endurance
+ 7 en Vitesse

+ 3 en Course
+ 3 en Travail en Liberté

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Promenons-nous dans les bois !
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